Plaque décorative pour versets de la Torah

Algérie, 
20e siècle, 1er quart
Inv.
TX/2116.2
Textile
Plaque décorative pour versets de la Torah
Cache-mezouzah, מזוזה
Dimensions :
H. 21 - L. 21,5 cm
Lin, fils de soie
mahJ, 
don de Françoise et Gérard Bonn en souvenir de leurs parents

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Contexte d'utilisation
Culte synagogal et domestique/ Protection
Historique

Utilisé principalement en Afrique du Nord, ce type de cache-mezouzah est placé au-dessus de la mezouzah, remplissant la même fonction de protection que les étuis dans lesquels le parchemin est plus couramment roulé.

La mezouzah est un parchemin sur lequel sont inscrits deux extraits en hébreu du Shemah Israël (Deutéronome, 6, 4-9 et 11, 13-21) se terminant chaque fois par le commandement de la mezouzah "Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes", rappelant les principaux commandement d'une vie juive. Le texte est copié sur parchemin par un scribe habilité dans l'écriture des textes saints (rouleaux de Torah, phylactères et mezouzot) et doit être vérifié tous les sept ans, et si nécessaire changé.
La mezouzah est fixée en biais dans la partie supérieure du montant de la porte de la maison et à l'entrée de chaque pièce. Cette position inclinée est un compromis résultant d'une controverse entre Rashi, partisan d'une position verticale, et son petit fils, R. Jacob ben Meïr, qui soutenait que la mezouzah devait être fixée horizontalement.

Provenance
Ce cache-mezouzah a appartenu aux grands-parents maternels de la donatrice, Salomon Krihiff et Fortunée Tubiana.
Originaire de Djerba, le père de Salomon s'était installé en Algérie à la suite des décrets Crémieux accordant la citoyenneté française aux juifs. Clerc de notaire à Alger, Salomon est mort vers 1918-19 d'un paludisme contracté aux Dardanelles, laissant sa femme et leurs trois enfants, nés entre 1901-1911.
Fortunée est arrivée en métropole en 1925 pour suivre un des ses fils, chanteur d'opéra. Elle a été arrêtée à Marseille en même temps que son fils Edouard, qui réussi à s'échapper en sautant du train. Déportée à Drancy, puis à Sobibor, elle a été assassinée en 1943.
Description

Rectangle en lin écru couvert de broderies sur sa face extérieure.
Au centre est brodé en hébreu "Shaddaï", un des noms de Dieu chargé d'une valeur protectrice, au centre d'un motif architectural à deux colonnes et de motifs floraux stylisés.
Trois côtés du textile sont bordés d'une passementerie blanche à franges, les extrémités du bord supérieur étant ornés de rubans rose.

Inscriptions
שדי
Traduction
Un des noms de Dieu, acronyme de "Gardien des portes d'Israël"